Les administrateurs des Territoires du Kongo Central, impayés depuis 8 mois.

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Nommés il y a de cela bientôt une année, les administrateurs des Territoires du Kongo Central sont dans le dur et ne savent plus sur quel saint se vouer. Impayés depuis le début de leur fonction, ils n’ont reçu ni salaire, ni de prime encore moins les frais de fonctionnement. Récemment, ils ont saisi le chef de l’État pour dénoncer la dégradation de leur situation socio-professionnelle.

 

« Ils sont vraiment dans la tourmente et nous nous posons la question de savoir comment ces administrateurs vivent, alors que certains sont venus de très loin laissant leurs familles qui attendent d’eux soutien matériel et réconfort », a d’ailleurs témoigné un haut responsable au ministère provincial de l’intérieur. « Je ne sais pas envoyer les enfants à l’école, ni mettre du crédit dans mon téléphone », a par exemple témoigné sur Top Congo un administrateur de Territoire dans le Kongo Central.

 

D’après nos informations, les administrateurs des Territoires du Kongo Central n’ont pas non plus reçu la rétrocession au niveau provincial depuis début janvier. Interrogé sur cette question, un haut responsable au ministère provincial de l’intérieur affirme que le problème dépend du ministère provincial des Finances et budget:

 

« De notre côté, le ministre Papy Mambo a déjà fait son rapport parce qu’il y avait une ligne budgétaire qui prévoyait le frais de fonctionnement pour les divisions et autres mais la sortie des fonds ne dépend pas du ministère de l’intérieur, il faut poser la question au ministère des Finances », a répondu ce cadre joint par notre rédaction.

 

Depuis le 04 septembre, les administrateurs de 145 territoires du pays ont saisi le président de la République afin d’évoquer la dégradation de leur situation socio-professionnelle: « nous venons de totaliser 8 mois sans recevoir du gouvernement ni salaire ni prime encore moins la subvention de fonctionnement. Cette situation lamentable fait de nous des mendiants et quémandeurs auprès de la population », écrivent-ils.

 

VITAL MABIALA 

 

 

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