Clôture de l’atelier sur le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale par le FONAREV
Clôturé ce jeudi 26 mars 2026 à Matadi, l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale du Kongo-Central, organisé par le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV), marque une étape importante dans l’amélioration de la réponse judiciaire face aux crimes graves.
Pendant trois jours, du 24 au 26 mars 2026, magistrats, avocats, greffiers et autres professionnels du secteur judiciaire ont été outillés sur les missions et le fonctionnement du FONAREV, conformément à la loi n° 22/065 du 26 décembre 2022. Cette formation visait notamment à renforcer leurs compétences en matière de prise en charge des victimes de violences sexuelles liées aux conflits, ainsi que des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Les différents exposés, enrichis par des échanges interactifs entre formateurs et participants, ont permis d’identifier les défis rencontrés, tant en amont qu’en aval, dans l’accompagnement des victimes. Des recommandations concrètes ont également été formulées afin d’améliorer les mécanismes de protection, d’assistance et de réparation.
Dans son allocution de clôture, le directeur général adjoint du FONAREV, Kevin Ngunga Makiedi, s’est félicité de l’engagement des participants. Il les a exhortés à mettre en pratique les connaissances acquises afin de garantir une prise en charge efficace des victimes dans la province.
« Je vous exhorte à faire bon usage de cette loi. Au regard de votre expérience dans le domaine du droit, nous rentrons à Kinshasa convaincus que les victimes du Kongo-Central seront désormais prises en charge par des professionnels capables de répondre pleinement à leurs attentes », a-t-il déclaré.
Prenant la parole au nom du premier président de la Cour d’appel du Kongo-Central, la conseillère Isabelle Nzembo a salué l’initiative du FONAREV, soulignant son rôle déterminant dans la protection et la réparation des victimes, autrefois laissées sans véritable accompagnement.
« Cette formation nous a permis de mieux comprendre le rôle essentiel du FONAREV dans la protection et la réparation des victimes de violences sexuelles, qui étaient autrefois abandonnées à leur triste sort. Nous remercions sincèrement le FONAREV pour cette initiative ainsi que les formateurs pour la qualité des échanges », a-t-elle affirmé.
La dernière journée de l’atelier a été marquée par une communication sur la qualification juridique des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, présentée par Maître Ilunga Kandakanda. Elle a également été consacrée aux travaux en groupe, à l’évaluation de la formation et à la restitution des recommandations.
Les participants ont, à leur tour, exprimé leur détermination à mettre en pratique les acquis de cette formation. « Je rends hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son engagement en faveur de la réparation des victimes. Désormais formés, nous allons nous mobiliser pour appliquer efficacement les connaissances reçues », a déclaré Christian Mayasi, greffier au Tribunal de paix de Matadi.
À travers cette initiative, le FONAREV contribue à poser les bases d’une justice plus efficace, plus humaine et davantage centrée sur les victimes dans la province du Kongo-Central. Désormais mieux outillés, les acteurs de la chaîne pénale sont appelés à jouer pleinement leur rôle : établir la vérité, sanctionner les auteurs et participer activement à la réparation des préjudices subis par les victimes.
