Violences liées aux conflits : le FONAREV renforce les capacités des acteurs judiciaires à Matadi
Depuis ce mardi 24 mars 2026, la ville de Matadi accueille un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale, centré sur l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Organisées par le Fonds National de Réparation des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), ces assises se tiennent dans la salle Bâtonnier Boffendaki, au sein de l’Ordre des avocats du Kongo-Central. Le lancement officiel a été présidé par le ministre provincial en charge de la Justice, Édouard Samba Nsitu, en présence des responsables du corps judiciaire et de nombreux participants.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a souligné l’importance particulière de cette initiative dans une province marquée par des périodes de tensions et de conflits ayant engendré de graves violations des droits humains. Il a insisté sur la nécessité de reconstruire la confiance entre la population et les institutions judiciaires à travers une justice crédible, équitable et accessible.
Cet atelier vise à doter les acteurs de la chaîne pénale d’outils et de compétences renforcées pour mieux accueillir, protéger et accompagner les victimes et les témoins. Il ambitionne également d’améliorer les techniques d’enquête et de poursuite des crimes graves, souvent complexes et sensibles.
« Les acteurs de la chaîne pénale ont un rôle crucial à jouer pour faire triompher la vérité, sanctionner les auteurs et contribuer à la réparation des préjudices subis par les victimes », a déclaré Édouard Samba Nsitu, appelant les participants à formuler des recommandations concrètes pour améliorer durablement la réponse judiciaire.
La première journée a été marquée par plusieurs interventions de fond, notamment la présentation des objectifs de la formation, celle du FONAREV et de sa charte d’éthique, ainsi qu’un éclairage sur la loi n°22/065 du 26 décembre 2022 relative à la protection et à la réparation des victimes. Des exposés sur les notions de génocide et le Genocost ont également enrichi les échanges.
Parmi les intervenants, Gustave Masiala est revenu sur le préambule de la justice transitionnelle. De son côté, Me Ilunga Kandakanda a abordé les principes du droit international des droits de l’homme.
Les travaux, ouverts ce 24 mars, se poursuivront jusqu’au jeudi 26 mars 2026, avec pour objectif de poser les bases d’une réponse judiciaire plus efficace et plus humaine face aux crimes graves qui continuent d’affecter les populations civiles.
