La primature ne revient-elle pas de droit à l’UDPS/Tshisekedi ?

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Après sa brillante réélection, le Président de la république fait déjà face aux grands enjeux notamment sur le choix de ses collaborateurs directs et indirects pour concilier ses promesses à la pratique face aux attentes du peuple pour ce nouveau quinquennat. Le contrôle du Parlement sera un enjeu de taille pour ce nouveau mandat.

 

Selon les premiers chiffres publiés par la CENI, l’UDPS arrive en tête avec 69 élus, suivi de l’ A/A-UNC avec 36 députés, puis l’AFDC du professeur Bahati Lukwebo avec 35 élus. Hormis ces trois regroupements politiques, AB du premier ministre Sama Lokonde obtient 26, AAAP 21 élus et le MLC de Jean-Pierre Bemba 19 députés nationaux.

 

Un premier Ministre UDPS ? 

 

Tous ces regroupements politiques appartiennent à la plate-forme électorale qui a porté la candidature du président de la République pour sa réélection. En se présentant comme candidat indépendant, Félix Tshisekedi pourrait donc se choisir un premier ministre parmi les partis politiques et regroupement qui composeront la majorité parlementaire; l’un d’eux se nomme UDPS.

 

En effet, le 18 Avril 2012, Joseph Kabila nomme Augustin Matata Ponyo, alors haut cadre du PPRD, premier ministre. C’était justement après les élections législatives où le PPRD et toute sa mosaïque étaient arrivés largement en tête. À ce jour, l’UDPS et toute sa mosaïque, composée de sept regroupements, comptent 154 députés.

 

Sur quelle province Félix Tshisekedi peut-il porter son choix ?

 

Si Félix Tshisekedi décide de nommer un premier ministre issu de l’Union pour la Démocratie et le progrès social, le choix de sa province d’origine sera également un enjeu majeur.

 

Sur les 69 élus du parti dirigé par Augustin Kabuya, Kinshasa arrive en tête avec 9 élus, suivi du Kongo Central avec 6 députés. Le Haut Katanga, Sud Kivu et le Kasaï 5 élus chacun alors que le Kasaï Central, Kasaï oriental, le Nord Kivu et la Tshuapa suivent avec 4 élus chacun.

 

Le Président de la République étant kinois (habitant Kinshasa), ne pourrait pas nommer un premier ministre de Kinshasa bien que la ville province arrive en tête avec 9 élus au sein de l’UDPS. Le Kasaï est aussi exclu parce qu’étant du même espace linguistique avec le chef de l’État Félix Tshisekedi.

 

Quant au Kongo Central et le grand Équateur. Toutes les provinces de l’Équateur réunies n’ont pas atteint 5 députés pour l’UDPS ; il serait donc inimaginable pour Félix Tshisekedi de se choisir un premier ministre dans une province qui n’a jamais porté le parti historique du Sphinx de Limite.

 

S’agissant du Kongo Central, la province de Simon Kimbangu, deuxième province contributrice en termes d’élus (6) au sein de l’UDPS, est une partie majeure de la colonne vertébrale du parti dont le siège social se situe à la dixième rue Limite.

 

Contrairement à d’autres provinces du pays, le Kongo Central est la seule province qui n’a jamais dirigé la primature. Pour une fois, toutes les conditions semblent réunies pour que ce vœu se réalise après avoir voté massivement Félix Tshisekedi lors du scrutin du 20 décembre.

 

Concernant le grand Katanga, la province n’a pas voté l’actuel président réélu. Ayant basculé dans l’opposition, pas sûr qu’elle obtienne à nouveau ce poste qu’elle a occupé pendant les 5 années du précédent mandat de Félix Tshisekedi.

 

Les provinces de l’Est, Nord et sud Kivu comprises, ont leurs leaders qui ont des partis et regroupements politiques. Ces leaders pourraient certainement gérer d’autres institutions du pays.

 

Martin SOLO

 

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