André WAMESO : « Nos divisions et nos querelles n’ont pas permis l’émergence du poids politique de la province ».

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Mercredi 15 novembre, la crème politique du Kongo Central s’est rassemblée à Gombe, l’une des communes les plus huppées de la capitale congolaise. Parmi eux, le patriarche Simon Floribert MBATSHI BATSHIA, le notable Jean Ntezo, les ministres Albert Fabrice Puela des droits humains, Crispin MBADU, vice aux affaires étrangères, des sénateurs et députés nationaux.

 

Autour d’André Wameso, coordonnateur de la campagne du président de la République dans le Kongo Central, les leaders politiques de notre province réfléchissent sur les stratégies à mettre en place pour faire élire l’actuel président de la République, Félix TSHISEKEDI.

 

Tous sans exception ont à cœur que la province du Kongo Central n’a jamais voté pour un président en fonction, peut-être trop influencée par sa voisine, Kinshasa.

 

Aussi pensent-ils renverser la tendance cette année en faisant voter massivement Félix TSHISEKEDI puis espérer par la suite être en position de force dans les négociations politiques post électorales.

 

Pour y parvenir, les leaders politiques du Kongo Central devront surmonter un handicap important : « le démon de la division ». C’est là le talon d’Achille en milieu politique Kongo!

 

Et comme par hasard, à l’issue de la réunion mercredi, André WAMESO sort devant la presse une phrase, à première vue anodine mais qui en dit beaucoup sur les causes profondes du recul politique de la province du Kongo Central : « Nos divisions, nos querelles et nos coups bas n’ont pas permis l’émergence de notre province », fait-il savoir.

 

Effectivement, les leaders politiques du Kongo Central se sont, depuis longtemps, fragilisés sur la scène politique nationale notamment parce qu’ils sont tous les jours, comme l’a si bien dit le directeur de cabinet adjoint du Président de la République, dans les coups bas. Les latins ne disent-ils pas : « Divide et impera »?

 

« Ce qui nous manque, c’est parfois le concensus sur certaines questions notamment, les postes politiques. Le politicien Kongo doit neutraliser ses préférences individuelles pour le salut de la province. Malheureusement, ils sont prêts à se poignarder pour la course aux postes », analyse un homme politique qui maîtrise bien le Kongo Central.

 

Pour une fois, la désignation d’André Wameso a suscité un semblant d’unanimité au sein de la classe politique hormis les débordements de quelques jeunes fructueux dans les réseaux sociaux : « À certains niveaux de responsabilité, ils doivent être capables de soutenir le mieux placé, et mettre leurs égos de côté », pense Trésor MAVUNGU, étudiant à l’université de Kinshasa.

 

La campagne du président de la République semble bien être l’occasion propice pour réunir les leaders Kongo autour d’un idéal qui leur semble Commun alors que le mois de décembre s’annonce très tendu pour tout le monde, chacun dans sa circonscription électorale.

 

La province d’abord, le territoire ensuite, l’individu enfin. Voilà visiblement le principe qui devra orienter l’action politique du Ne Kongo si du moins on veut redorer le blason combien terni de notre face politique.

 

Martin SOLO

 

1 thought on “André WAMESO : « Nos divisions et nos querelles n’ont pas permis l’émergence du poids politique de la province ».

  1. De plus en plus, j’ai l’impression comme si le leadership de l’Excellence André Wameso commence à s’affirmer. Mais, qu’il soit maintenant plus proche et à l’écoute de la population Kongo. Apparemment, il était trop fermé en lui-même et cinq durant, nous n’avons pas senti son influence malgré la position qu’il occupe, plus particulièrement en ce qui concerne la défense des intérêts de la province.

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