Ministère du plan: La Ministre d’État du plan Judith Suminwa Tuluka et le DG de l’ANAPI Antony KINZO expliquent l’importance du plan d’urgence sur l’amélioration du climat des affaires.  

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Dans le cadre du projet sur le plan d’urgence de l’amélioration du climat des affaires, la Ministre d’État du plan, Judith Suminwa Tuluka, a présidé une réunion du comité de pilotage du groupe thématique climat des affaires, partenariat public-privé, promotion des investissements et création de l’emploi. Ce plan d’urgence sur l’amélioration du climat des affaires a pour objectif « apporter les réponses concrètes et rapides à certaines problématiques urgentes qui perturbent le climat des affaires« . Il vise principalement : la rationalisation et la réduction des taxes, droits et redevances ainsi que la rationalisation et la réduction des contrôles économiques, fiscaux et parafiscaux.

 

Devant la presse, la Ministre d’État du plan a expliqué les motivations de ce projet de plan d’urgence sur l’amélioration du climat des affaires : « Ce projet est la résultante de plusieurs réponses en processus« , a-t-elle déclaré. Elle a expliqué que la feuille de route sur le climat des affaires a été lancée depuis juillet 2021: « et nous avons eu un certain nombre d’efforts qui ont été faits. On est aujourd’hui à plus ou moins 36% par rapport aux 74 réformes qui ont été proposées« . Pour la patronne du plan, il a été établi un plan d’urgence d’actions prioritaires à mener par un certain nombre des ministères réformateurs « pour qu’on puisse d’ici novembre lever toutes ses réformes« .

 

Par ailleurs, la Ministre d’État du plan Judith Suminwa a fait savoir que ce projet de plan d’urgence ne fait pas obstacle aux autres réformes qui doivent avoir lieu: « Ça ne veut pas dire que l’ensemble des autres réformes restantes n’est pas pris en compte. Le travail continue au niveau des différents ministères réformateurs. De la même manière, la prochaine étape sera de faire passer les nouvelles lois au niveau du parlement pour le vote et ensuite la promulgation par le Chef de l’Etat« , a-t-elle martelé.

 

La patronne du plan a insisté sur la nécessité d’amélioration du climat des affaires au pays: « Il est important d’assainir l’environnement entrepreneurial avec un certain nombre des décisions à prendre en appuyant le changement des mentalités au niveau de certains services. Il nous faut une nouvelle prise de conscience. Si le climat des affaires n’évolue pas, nous aurons des problèmes. On a besoin des investisseurs tant nationaux qu’étrangers pour la lutte contre la pauvreté en RDC« , a-t-elle déclaré.

 

 

Pour sa part,  le Directeur Général de L’ANAPI, Antony KINZO, a déclaré que l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements qui assure le suivi et la mise en oeuvre de toutes ces réformes recourt à un monitoring permanent: « Le processus d’amélioration du climat des affaires est appelé à être inclusif, participatif et bénéficié des apports de tous les intervenants dans la définition des mesures communes qui auront l’occasion de satisfaire les secteurs privés. Il faut donner une très grande confiance en l’Etat et développer le secteur privé qui doit et devrait être le premier pourvoyeur de l’emploi sous l’encadrement de l’État et non l’inverse« , a expliqué Antony Kinzo.

 

Il est à noter que l’élaboration du plan d’urgence vise aussi la mise à jour des réformes gouvernementales sur l’amélioration du climat des affaires, avec prévision de nouveaux délais pour leur mise en œuvre effective. La plupart de ces réformes sont orientées vers la rationalisation de la fiscalité et parafiscalité, dans une vision globalisante qui intègre non seulement les doléances de la FEC mais aussi et surtout l’orientation prise par le Gouvernement au Conseil des Ministres du 08 juillet 2022, celle de prendre des mesures pour réduire le taux de certaines taxes et d’en supprimer d’autres dans le cadre de l’allègement de la fiscalité à l’importation et à l’exportation.

 

Précisons que l’élaboration du Plan d’urgence a la nécessité de faire la mise à jour de quelques réformes tirées de la Feuille de route des réformes gouvernementales sur l’amélioration du climat des affaires, avec prévision de nouveaux délais pour leur mise en œuvre effective. La plupart de ces réformes sont orientées vers la rationalisation de la fiscalité et de la parafiscalité, dans une vision globalisante qui intègre non seulement les doléances de la FEC sus indiquées, mais aussi et surtout l’orientation prise par le Gouvernement au Conseil des Ministres du 08 juillet 2022, de prendre des mesures pour réduire le taux de certaines taxes et d’en supprimer d’autres dans le cadre de l’allègement de la fiscalité à l’importation et à l’exportation.

 

Et parmi ces mesures, il y a notamment celles liées au respect des délais des procédures en matière commerciale, à la sécurité juridique et judiciaire par la publication obligatoire des décisions rendues, à la redynamisation du Guichet Unique de Création des Entreprises (GUCE), à la prise en compte des éléments requis pour la fixation des prix des denrées et produits importés, à la modernisation et élévation des standards de l’aérogare de N’DJILI ainsi qu’au parachèvement des réformes sur les marchés publics.

 

Martin SOLO

 

 

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