Le transport du carburant de Muanda à Kinshasa de nouveau à la mode. Un prêtre tire la sonnette d’alarme.

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« C’est un commerce très lucratif mais périlleux. Malheureusement il est exercé avec la complicité de la police de circulation routière » a regretté sous couvert d’anonymat un prêtre dans la ville de Boma qui interpelle par ailleurs les autorités : »Il faut que les autorités prennent la mesure de l’affaire. Comment on peut laisser circuler une voiture avec 30, 50 bidons d’essence » s’interroge cet abbé qui a assisté impuissant à un accident sur la nationale N1 d’une voiture qui transportait plusieurs bidons d’essence il y a un mois.

 

Il faut dire que ce dernier temps, des voitures sont utilisées pour transporter du carburant entre la cité côtière de Muanda et la capitale congolaise, Kinshasa. « C’est une façon de contourner les mesures prises par le Ministre des hydrocarbures » commente un chauffeur interrogé par notre rédaction. Ce qui ressemble bien à un nouveau mode opératoire n’a rien de nouveauté en réalité mais celà permet aux chauffeurs d’avoir un temps d’avance sur la police de circulation routière.

 

En effet, ces voitures qui transportent les bidons d’essence roulent généralement la nuit afin d’échapper à la vigilance des autorités et de la police de circulation routière. « Ils peuvent charger jusqu’à 80 bidons d’essence(c’est 30 litres le bidon), ils mettent d’autres bidons sur la voiture couverts d’une bâche, incroyable mais vrai » s’exclame un autre observateur. Avec la montée du prix du carburant à la station, les vendeurs d’essence en bidons se frottent les mains et voient leurs affaires devenir florissantes. Pour le risque, ils répondent sans langue de bois : « qui ne risque rien à rien« .

 

Martin SOLO

 

 

 

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