Ce jour là, il y a presque un an, le 23 juillet 2021, le docteur CourteJoie mourait à Nsioni

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Né en 1927 en Belgique, Docteur Jacques courteJoie est donc mort le Vendredi 23 Juillet à Boma (Mabaku). Il était probablement l’homme le plus respecté et le plus mythique du Mayombe.
Retour sur le parcours d’un homme qui aura marqué toute une région.

C’est en sa qualité de médecin et ancien Expert de l’OMS que Jacques courteJoie débarque au Congo en 1959. Il choisit pour cela de s’installer à Kangu où il devient vers 1961 médecin directeur de cet hôpital le plus beau et rayonnant du milieu. Très vite, il fait parler de lui. D’abord en 1964,alors qu’il soignait à Kangu un des parents du président Kasa Vubu, il reçoit la visite du numéro un du pays (KASA VUBU) qui lui demande de devenir l’homme à tout faire du milieu.


Dès cette année là, il commence à recevoir des dons du gouvernement et de la coopération Belge. Grâce à son savoir faire, l’hôpital de Kangu acquiert alors une renommée Nationale et reçoit les visites de tout genre. CourteJoie opère gratuitement, il fait des miracles à Kangu de par son savoir faire.
Aussi décide t’il ensuite vers les années 80-90 de s’installer à Nsioni , là il se construit un Camp à lui avec tous ses travailleurs : C’est le célèbre Camp courteJoie connu de tout ressortissant du coin.

Jacques Courtejoie voyait des besoins et des opportunités importantes, tant en termes de sensibilisation de la population au sujet de la santé qu’au niveau de la formation des infirmières et des médecins.
En 1966, il fondait une ONG congolaise avec pour objectif de prendre un nombre d’initiatives spécifiques avec des collaborateurs congolais. C’est le Centre pour la promotion de la santé.

Pendant de longues années la direction du Centre a été assumée par Clément Nzungu Mavinga, décédé en 2015.A l’heure actuelle, le Centre est dirigé par Roger Mabiala Zimuangu Romazy (directeur).
Jacques Courtejoie était resté associé au Centre en tant que conseiller technique. Vers début 2000 alors la maladie du SIDA fait rage. Le désormais retraité docteur courteJoie se lance dans la sensibilisation.
Avec CPS (centre pour la promotion de la santé) il aide des milliers des jeunes à la sensibilisation et à connaître la maladie, il multiplie des conférences dans les écoles.

C’est en ce moment là naîtra la très connue Bande dessinée « Monzeli ».
Dans cet ouvrage il parle des jeunes à l’heure du SIDA, une histoire dramatique et originale qui se déroule à Mbata Lunzi dans la cité de Nsioni. « Jeunes à l’heure du SIDA ».

Enfin, Parler de docteur courteJoie, c’est aussi évoquer son côté mystérieux. À Nsioni sa ville natale, Tout nouveau riche était soupçonné d’avoir eu un « Kimbindi Nkuyu » de la part du puissant vieil homme,aussi bien toute mort ne pouvait pas être naturelle dans cette bouillante cité.  Son nom « courteJoie » laissait déjà présager un danger à tel point qu’on se méfiait de tout ressortissant de Nsioni surtout lorsque celui ci avait un peu de Makaya Ma TSI (fétiche).

À sa mort le docteur CourteJoie qui a été enterrée à Kangu à côté du cimetière des prêtres, a demandé de ne pas construire sa tombe mais de déposer son cercueil au fond du trou et le recouvrir de la sable. Cette pratique peu Orthodoxe n’a rien de sophistiqué mais pour tout averti, il comprend qu’elle permet une réincarnation directe avec le monde des vivants. Docteur CourteJoie continue t’il de vivre parmi nous ? Ses adeptes continuent d’y croire.

Martin SOLO la voix du Kongo Central


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